Devs : L’IA d’Alex Garland

On aime cette série d’anticipation car elle traite des possibilités quasi miraculeuses de l’informatique sous un angle psycho-métaphysique passionnant.

Contrairement à son titre, Devs ne dresse pas le portrait du métier de développeur informatique (familièrement : les « devs »). Les Devs ici appartiennent à un projet ultra secret d’une entreprise high-tech de la Silicon Valley. D’ailleurs, un peu Steve Jobs, cheveux longs, voix trainante et baskets aux pieds, le mystérieux patron de l’entreprise se comporte comme un gourou hippie. Alors qu’il recrute les meilleurs développeurs en leur faisant jurer le secret, quitte à y engager leur vie, le suspens principal consiste à découvrir petit à petit à quoi sert le super-ordinateur quantique au coeur de l’entreprise dont les énormes capacités de calcul permettent de… ?
Sans tout révéler, disons qu’au moment où la silhouette d’un personnage célèbre du passé apparait sur un grand écran neigeux, le frisson gagne tout le monde, les spectateurs comme les devs eux-mêmes.

Depuis longtemps habité par le thème de l’humain face à l’intelligence artificielle (Ex Machina) ou venant d’ailleurs (Annihilation) le scénariste et réalisateur Alex Garland questionne une nouvelle fois et avec une formidable puissance formelle (cadres, photographie, bande son, rythme contrôlé) le rapport de l’homme avec l’ordinateur tout puissant. Une série mature et éminemment contemporaine.

Showrunner : Alex Garland, avec Sonoya Mizuno, Nick Offerman, Jin Ha…
Mini série en 8 épisodes

François Bliss de la Boissière

(Publié dans le mensuel Tout Comprendre #117 de juin 2020)

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Comme dans la rue, pas de minimum requis. Ça fera plaisir, et si la révolution des microtransactions se confirme, l’auteur pourra peut-être continuer son travail d’information critique sans intermédiaire. Pour en savoir plus, n
‘hésitez pas à lire ma Note d’intention.

Tales from The Loop : Les enfants de Stalenhag

On aime cette série fantastique car elle donne vie à un hypnotisant rétro futur tiré avec fidélité des si prégnantes peintures digitales du génial artiste suédois Simon Stålenhag.
Avis express…

Bien que l’on suive régulièrement la vie des mêmes habitants d’un village de l’Ohio, chaque épisode raconte une histoire indépendante. Telle une anthologie, l’ensemble décrit un monde rural et technologique sans date où des bâtiments futuristes façon ruines oubliées de l’architecture soviétique des années 30 à 50 occupent l’horizon. Des drôles de machines ou des robots rouillés trainent ici et là dans les bois ou sur les plages d’un lac gelé.
Déconcertante puis de plus en plus fascinante, la série vire à l’exercice de style magistral et accessible puisque racontée à la hauteur des enfants ou ados tels les films de Spielberg des années 80.

Showrunner : Nathaniel Halpern, avec Jonathan Price, Rebecca Hall, Paul Schneider… Saison 1 en 8 épisodes

François Bliss de la Boissière

(Publié dans le mensuel Tout Comprendre #117 de juin 2020)

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Validé : Droit de cités

On aime cette série française car l’ascension d’un jeune prodige du rap de la cité jusqu’au milieu parisien de la musique a des élans de vérité et une pêche pas possible.
Avis express…

Quand ils essaient de s’arracher au trafic de drogue du quartier tout en affrontant les grosses têtes des labels musicaux et les rappeurs stars jaloux, le trio de jeunes acteurs en tête d’affiche fait des merveilles de spontanéité et même de talent. Habité aussi par d’excellents acteurs confirmés, Adel Bencherif (Un Prophète), Sabrina Ouazani (Plan coeur…), chaque épisode de 30 mn ne laisse aucun temps mort entre sérieux espoirs, bouffonneries, gros sons, battle rap, clashs, rires et amitiés.

Showrunner (et acteur) : Franck Gastambide, avec Hatik, Saïdou Camara, Brahim Bouhlel…
Saison 1 en 10 épisodes

François Bliss de la Boissière

(Publié dans le mensuel Tout Comprendre #117 de juin 2020)

Franck Gastambide (Sno), Saïdou Camara (William), Clément Penhoat « Hatik » (Clément), Brahim Bouhlel (Brahim), Sabrina Ouazani (Inès) Moussa Mansaly (Mastar), Adel Bencherif (Mounir), Hakim Jemili (Rico), Liv Del Estal (Louise), Bosh (Karnage)

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The Mandalorian : Baby Star Wars

On aime cette série Star Wars à cause de… baby Yoda.
Avis express…

Ce n’est plus un secret depuis sa disponibilité aux États-Unis fin 2019, la vraie star du tout nouveau service de VOD Disney+ (en France depuis peu) est une version bébé de Yoda, le vieux sage Jedi de la trilogie Star Wars originale. Gazouillant, déjà capable d’utiliser la Force avant de sombrer, épuisé, dans le sommeil, il vole littéralement la vedette du mercenaire qui donne son titre à cette série inédite Star Wars exclusive à Disney+. The Mandalorian a le mérite de faire exister un univers Star Wars SF et western plus sobre et presque plus réaliste que les films. Les décors et effets spéciaux utilisent des moteurs graphiques 3D de jeux vidéo inégalement réussis qui facilitent les prises de vue en temps réel.

Court et ramassé, chaque épisode envoie le mercenaire toujours casqué tel un chevalier de croisade dans une nouvelle mission pour gagner sa vie. Il croise bébé Yoda et l’adopte un peu malgré lui. Et heureusement pour le spectateur, car en-dehors de cet adorable bébé tronant dans un couffin en lévitation, et de une ou deux séquences plus spectaculaires, The Mandalorian ne fait guère mieux qu’une série b. 

Showrunner : Jon Favreau, avec Pedro Pascal, Carl Weathers, Rio Hackford…
Saison 1 en 8 épisodes.

François Bliss de la Boissière

(Publié dans le mensuel Tout Comprendre #117 de juin 2020)

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Doom Eternal : L’enfant terrible du jeu vidéo

Plus vite, plus hard, plus gore, plus dingue et speedé que jamais, revoilà l’enfant terrible du jeu vidéo.

Le Doom qui, dès 1993, redéfinissait la nature même du jeu vidéo, sa manière de jouer (en vue subjective) dans des décors en 3D qui balbutiait alors, sa mise en vente (Doom avait d’abord été distribué gratuitement sous forme de « shareware » déjà en mode underground de la culture naissante du jeu vidéo). Retour aussi au gothique moyenâgeux en 2020 après le Doom de 2016 plus SF qui envoyait combattre les démons sur Mars.
La porte des enfers à nouveau ouverte en grand, notre planète bleue subit l’invasion d’une armée de démons. Éventrées, les ruines terrestres ne sont plus que puits de lave, volcans et cathédrales sombres pointées vers des cieux fumants. Rhabillée avec toute la panoplie d’effets graphiques actuels, les créatures démoniaques classiques de Doom défient notre arsenal de « Doom Slayer » suréquipé du futur. À l’horizon, tel des Kaijū à la Godzilla, de sinistres titans sataniques plus hauts que les immeubles arpentent la Terre.

Plus vite encore qu’en 2016, le Doom de 2020 entraine le joueur dans une frénétique fuite en avant. Tirer sur les ennemis à distance ne suffit pas. Le redoutable gameplay force à ne jamais rester en place, à foncer tête baissée vers l’ennemi, sauter, contourner, foncer toujours. Après avoir été étourdis de loin, les démons doivent être achevés de près. Cela donne l’occasion d’un festival de mises à mort gores et grand-guignolesques. Rien n’est sérieux dans tout ce carnage de surface, les doses de santé et les munitions à collecter se répandent en couleurs fluo.
Aujourd’hui Doom appartient à la culture du jeu vidéo comme le Heavy Metal appartient à l’histoire de la musique rock. Vieux jeu, grotesque, bruyant, spectaculaire et indispensable à évacuer un trop plein d’énergie.

  • Sur PC, PS4, Xbox One
  • Genre : FPS
  • 1 joueur, multijoueur en ligne
  • Id Software / Bethesda

François Bliss de la Boissière

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Animal Crossing : New Horizons : Usufruits

Soyez prêts, l’invitation aux vacances d’Animal Crossing n’est pas gratuite.

On  promet au joueur un séjour de rêve sur une île déserte, on lui impose un trajet en avion, son installation sur un « petit coin de paradis », on lui offre une tente et un lit pour, à peine installé, lui présenter une facture en monnaie locale : les « clochettes ». Une facture et des tarifs non négociés. Comme depuis 19 ans (voir L’arme secrète de Nintendo sur la GameCube) sur et le premier épisode alors innovant, avec toute la gentillesse et la douceur de surface d’un jeu pour enfant, ou tout public, Animal Crossing, abrite surtout une simulation de capitalisme.

La vie commence endettée et le bonheur existera peut-être, un jour, après avoir remboursé ses dettes. Et même en vacances, la vie consiste à accumuler et exécuter de multiples tâches pour payer son droit d’exister. Joli sur grand écran grâce à la Switch reliée à la TV, cet épisode exploite aussi des mécaniques répétitives de jeu huilées depuis longtemps : accumuler du bois, des fruits, des plantes, des poissons pêchés, agrandir son domicile, l’équiper, faire du troc, entretenir de bons voisinages avec les autres colons et… rembourser sa dette à l’implacable Tom Nook.

Bien sûr, même pas subversive, cette parodie bucolique de simulation de vie sociale (calée sur l’heure réelle et les saisons) fait beaucoup sourire avec ses textes humoristiques, ses dialogues sous forme de borborygmes et ses petites animations. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Tom Nook le raton laveur est un usurier et vous êtes son éternel débiteur.

  • Sur Nintendo Switch
  • Genre : simulation de vie
  • 1 joueur, multijoueur en ligne
  • Nintendo

François Bliss de la Boissière

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Paper Beast : Un autre monde en VR

Respecté dans le monde entier depuis Another World en 1991 (voir Jeunesse éternelle) , le pionnier français Eric Chahi (entretien ici) revient avec un jeu en réalité virtuelle expérimental stupéfiant. Avis express…

Laser-pointeur en main, le joueur s’immerge dans un monde surréaliste à la beauté unique. Sans aucun mode d’emploi, il découvre en tâtonnant comment et pourquoi interagir avec de magnifiques créatures de papier. Le plus souvent pacifiques, celles-ci se laissent caresser ou attraper et aident à avancer dans un fascinant paysage minéral balayé par le vent, la pluie et les nuages. Une aventure organique et unique à tous points de vue : prise en main intuitive, décors malléables, créatures animées comme de vrais êtres vivants…

  • Sur PlayStation VR / PS4, PC / Steam VR
  • Genre : aventure/exploration/réflexion
  • 1 joueur
  • Compatible manettes Dualshock et PlayStation Move
  • VR : confortable
  • Pixel Reef

François Bliss de la Boissière

(Publié dans le mensuel Tout Comprendre #117 de juin 2020)

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