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Rouge : Alerte Usine pollueuse en France

Il était sans doute temps qu’un film français s’attelle à son tour au sujet brûlant de la pollution industrielle. Avis express…

Le cinéma américain tente d’éveiller les consciences sur les usines pollueuses depuis au moins l’an 2000 avec le célèbre Erin Brockovich et récemment avec le plus maladroit et manichéen Dark Waters.

Dans Rouge – la couleur des rejets d’une usine chimique – un délégué syndical offre à sa fille le poste d’infirmière de l’usine où il travaille depuis 30 ans. Alarmée par l’état de santé négligé des ouvriers, celle-ci découvre les secrets que cachent l’usine et ses responsables.

Couplée à des rapports affectifs père veuf avec ses deux filles, dont une préparant son mariage, le plaidoyer écologique et sanitaire avance avec de gros sabots. Surtout en brossant superficiellement au passage les politiques, journalistes et activistes. Interprétation sensible et pédagogie nécessaire rendent l’effort louable.

De Farid Bentoumi, avec Zita Hanrot, Sami Bouajila, Céline Sallette, Olivier Gourmet… 

François Bliss de la Boissière

(Publié en décembre 2020 dans le mensuel Comment ça marche)


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Antoinette dans les Cévennes : Laure Calamy seule en selle

Tout le monde adore Laure Calamy, n’est-ce pas ? De la série Dix pour cent à ses rôles de meilleure amie, soeur, collègue, voisine,… sa drôlerie, sa bonhommie, son sens du burlesque et son intensité (rires ou pleurs instantanés) dynamise chacune des scènes où elle apparait.Laure Calamy seule en selle

Retrouver Laure Calamy seule en tête d’affiche n’était qu’une question de temps. Même si elle la partage avec un âne. Institutrice follement amoureuse d’un homme marié, Antoinette a l’idée évidemment saugrenue de le rejoindre là où il passe ses vacances avec sa femme et son fils. Avec l’espoir de le croiser, elle se lance alors toute seule sur un parcours de randonnée dans le Parc national des Cévennes. Sur le modèle du livre Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson, Antoinette entreprend son parcours avec un âne plutôt qu’un sac à dos comme tout le monde. Sans surprise, le duo de la fille qui ne connait rien à la randonnée et de l’âne têtu déclenche presque toutes les situations comiques attendues. Il renvoie aussi à La Vache et le Prisonnier, un classique de la comédie française avec Fernandel (1959). Présente dans presque tous les plans, avec ou sans âne, Laure Calamy électrise la pellicule de son humour, de son énergie et de cette candeur dont elle fait sa spécialité. Finalement anecdotique, le vaudeville amoureux champêtre annoncé s’estompe dans le beau paysage des Cévennes pour laisser la place à un sympathique film de vacances. 

De Caroline Vignal, avec Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Cote…

François Bliss de la Boissière

(Publié en octobre 2020 dans le mensuel Comment ça marche)



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ADN : L’origine du moi

Du Bal des actrices à Polisse et Mon Roi, Maïwenn nous a habitué à son cinéma ou fiction et réalité s’entremêlent avec une sincérité confondante.

Cette fois encore, la réalisatrice/actrice nous fait vivre, littéralement, le deuil du grand-père bien aimé de sa famille. Jusqu’à tomber dans un excès lacrymal, la première partie du film suit les dernières heures du grand-père en Ehpad, entouré des petits enfants qui l’adorent.
On retiendra de cette longue et lourde séquence une pertinence évidemment non prévue au tournage. Depuis son arrivée, le Covid-19 a provoqué de nombreux décès dans des maisons de retraite confinées sans que les familles puissent se réunir. Quitte à tomber en larmes, ADN servira alors peut-être de catharsis. Le film sera par contre à éviter si une douleur familiale reste trop vive. Heureusement, la présence finement utilisée de Louis Garrel (Le Bureau des Légendes) désamorce régulièrement le drame. Bien écrit, son personnage faussement désinvolte introduit de l’humour là où il ne devrait pas y en avoir et offre des bouffées d’air frais et de rires qui soulagent.
Et puisqu’il s’agit d’une histoire de famille en deuil, les scènes d’embrassades et de disputes s’enchainent entre tragédie et drôlerie comme dans la vraie vie. La mort du grand-père né en Algérie envoie ensuite Maïwenn en quête de ses origines et ouvre le film sur d’autres perspectives, toujours intenses mais aussi plus légères.

De Maïwenn, avec Maïwenn, Louis Garrel, Fanny Ardant…

François Bliss de la Boissière

Publié en novembre 2020 dans le mensuel Comment ça marche


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Slalom : Dérapages glacés (avis express)

À peine arrivée à sa formation de ski-étude dans les Alpes, Lyz, 15 ans, se fascine pour l’entraineur pourtant autoritaire du club. « C’est la première fois que quelqu’un s’intéresse à moi » confesse-t-elle à une amie. Ses parents divorcés la délaissent trop et, sans surprise, l’entraineur va entamer avec sa jeune championne une relation inappropriée.
L’emprise des hommes en situation de pouvoir sur des jeunes aspirantes sportives, actrices ou autres mineures est un des graves problèmes de société qui remontent enfin.
Ce film, convenu mais utile, essaie d’en témoigner en gardant le point de vue de l’adolescente qui ne dit pas non, mais pas oui non plus.

De Charlène Favier, avec Noée Abita, Jérémie Renier, Muriel Combeau…

François Bliss de la Boissière

(Publié en novembre 2020 dans le mensuel Comment ça marche)


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Milla / babyTeeth : Bouleversant de tendresse

Un mélodrame bouleversant de tendresse

On aime cette histoire d’amour improbable entre une lycéenne et un toxico parce qu’elle entraine le spectateur dans un trip émotionnel unique et bouleversant. Leur rencontre est brusque et disruptive.
Lui, presque inoffensif, drogué tatoué et percé de partout vit au jour le jour dans la rue. Elle, fille de parents aisés, vit apparemment une vie confortable et ordinaire de lycéenne.

Quand ils se bousculent sur un quai de train, Milla se fascine pour un garçon à peine plus âgé frôlant, avec le sourire, la mort au quotidien. Elle va l’imposer chez elle à ses parents curieusement démunis et laxistes devant son choix. Ce n’est qu’assez tard dans le film que le spectateur comprend l’attitude hyper sensible et pas toujours rationnelle des uns et des autres : bien qu’aucun signe extérieur le signale, Milla souffre d’un cancer. Sa mère tient tout juste le choc en se gavant de médicaments et le père, psy dépassé par les évènements, essaie lui aussi de ne pas craquer. Des petits moments éparses d’un quotidien en train de dérailler construisent le puzzle de la vie de chacun avec une sorte de nonchalance trompeuse.
Car on entre dans ce film puissant par le petit bout d’un entonnoir. Au début étriqué, voire un peu convenus, le sujet et les personnages grandissent au contact des uns et des autres jusqu’à un final éblouissant et inoubliable. Un mélange habile de drame et d’insoutenable légèreté de l’être ponctué de musiques électro chic donnant envie de bouger et de vivre. 

Babyteeth (titre original) De Shannon Murphy, avec Eliza Scanlen, Ben Mendelson, Essie Davis…

François Bliss de la Boissière

(Publié en mai puis octobre 2020 dans le mensuel Tout comprendre)


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L’envolée : Diamant brut (Avis express)

Ce portrait d’une ado britannique en quête d’identité scintille comme un diamant brut.

Moquée par ses partenaires de gymnastique acrobatique où elle excelle, ignorée par son père veuf quasi absent, Leigh se découvre à 14 ans un demi-frère.
Dans un mélange de rejet et d’attirance réciproque, ils s’apprivoisent en commettant quelques larcins. Malgré leurs mauvaises influences, Leigh s’éveille au contact des garçons autour de son frère.
Un portrait naturaliste d’ados dont chaque minute de vie est essentielle, quand chaque émotion bascule sans transition du chaud au froid puis au chaud.

De Eva Riley, avec Frankie Box, Alfie Deegan, Sharlene Whyte…

François Bliss de la Boissière

(Publié en mai 2020 dans le mensuel Tout Comprendre +)


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